mardi 26 janvier 2010

DES SYSTÈMES DE COMMUNICATION

Les chauves-souris sont des créatures très intéressantes. Une de leurs capacités les plus intrigantes est leur faculté extraordinaire de navigation.
La capacité d'écholocation des chauves-souris a été découverte par une série d'expériences scientifiques. Examinons ces expériences afin de découvrir la conception extraordinaire de ces créatures:26
Dans la première de ces expériences, une chauve-souris est laissée dans une pièce complètement obscure. Dans un coin de cette pièce, une mouche est placée en tant que proie pour la chauve-souris. Tout ce qui se passe dans la pièce est filmé grâce à des caméras à vision infrarouge. Dès que la mouche commence à voler, la chauve-souris, depuis l'autre coin de la pièce, bouge rapidement vers la mouche et la capture. À travers cette expérience, on a conclu que la chauve-souris possède une perception aiguë même dans le noir complet. Cependant, cette perception est-elle due à son ouïe? Ou bien possède-t-elle une vision nocturne?
Afin de répondre à ces questions, une deuxième expérience fut menée. Dans un coin de la même pièce un groupe de chenilles fut placé et recouvert d'une feuille de papier. Une fois relâchée, la chauve-souris ne perdit pas de temps pour aller soulever la feuille et manger les chenilles. Cela a prouvé que la faculté de navigation de la chauve-souris n'a pas de lien avec le sens de la vue.
Poussant leur recherches plus loin, les scientifiques ont réalisé une nouvelle expérience dans un long couloir, avec d'un côté une chauve-souris et de l'autre un groupe de papillons. De plus, une série de cloisons furent installées perpendiculairement aux murs du couloir. Dans chaque cloison fut percé un seul trou juste assez grand pour que la chauve-souris puisse passer en volant. Ces trous, cependant, étaient situés à différents endroits dans chaque cloison. Cela signifie que la chauve-souris devait zigzaguer pour les traverser.
Lorsque la chauve-souris fut relâchée dans le couloir obscur, elle s'approcha de la première cloison, localisa le trou facilement et passa à travers. La même chose se produisit à chaque cloison: la chauve-souris apparaît comme connaissant la position de la cloison aussi bien que celle du trou. Après avoir traversé le dernier trou, la chauve-souris fit un festin de ses proies.
Complètement abasourdis par ce qu'ils observèrent, les savants décidèrent de mener une dernière expérience afin de comprendre la sensibilité de la perception de la chauve-souris. Le but cette fois était de déterminer les limites de sa perception plus clairement. Une nouvelle fois, un long tunnel fut préparé et des fils d'acier d'un diamètre de 0,6 mm furent tendus du sol au plafond et placés au hasard dans le couloir. Au grand étonnement des chercheurs, la chauve-souris a traversé le tunnel sans toucher un seul obstacle. Ce vol a démontré que la chauve-souris est capable de détecter des obstacles aussi petits que 0,6 mm. Les recherches qui ont suivi ont révélé que la faculté de perception incroyable de la chauve-souris est liée à son système d'écholocalisation. Les chauves-souris émettent des sons de fréquence élevée afin de détecter les objets les entourant. La réflexion de ces sons, inaudibles pour les êtres humains, permet à la chauve-souris de "cartographier" son environnement.27 C'est-à-dire que la perception d'une mouche est rendue possible par les sons qui sont réfléchis vers la chauve-souris depuis cette mouche. Une chauve-souris utilisant l'écholocalisation enregistre chaque pulsion sonore émise et compare les originaux aux échos renvoyés. L'intervalle de temps entre le son émis et celui reçu fournit une évaluation précise de la distance de la cible. Par exemple, dans l'expérience où la chauve-souris a attrapé la chenille, elle a perçu cette chenille et la forme de la pièce en émettant des sons à haute fréquence et en détectant les signaux réfléchis. Le sol réfléchit les sons; ainsi, la chauve-souris peut déterminer sa distance par rapport au sol. Par contre0, la chenille était de 0,5 cm à 1 cm plus près de la chauve-souris que le sol. De plus, elle effectue de petits mouvements ce qui, à son tour, change les fréquences renvoyées. De cette manière, une chauve-souris peut détecter la présence d'une chenille sur le sol. Elle émet environ vingt mille cycles par seconde et peut analyser tous les sons réfléchis. En outre, quand elle effectue cette tâche, la chauve-souris elle-même se déplace. Si l'on tient compte de tous ces faits, on s'aperçoit de la conception miraculeuse de leur création.
Une autre caractéristique stupéfiante de l'écholocalisation de la chauve-souris est le fait que les chauves-souris ont été créées afin qu'elles ne puissent pas entendre d'autres sons à part les leurs. Le spectre de fréquences audible de ces créatures est très étroit, ce qui devrait normalement créer un grand problème pour ces animaux à cause de l'effet Doppler. Selon l'effet Doppler, si la source des sons et le récepteur de ces sons sont tous les deux stationnaires l'un par rapport à l'autre, le récepteur détectera la même fréquence que la source émet. Cependant, si l'un des deux bouge, la fréquence détectée sera différente de celle émise. Dans ce cas, la fréquence du son réfléchi pourrait sortir du spectre des fréquences audibles par la chauve-souris. Elle peut donc être confrontée au problème de ne pas être capable d'entendre les échos de ses propres sons sur une mouche qui se déplace.
Néanmoins, ce n'est jamais un problème pour la chauve-souris parce qu'elle ajuste la fréquence des sons qu'elle envoie vers des objets en mouvement comme si elle connaissait l'effet Doppler. Par exemple, elle envoie des sons de fréquence maximale vers une mouche qui s'éloigne d'elle afin que les échos ne soient pas dans la section inaudible de son spectre.
Comment cet ajustement a-t-il lieu?
Dans le cerveau de la chauve-souris, il existe deux types de neurones (cellules nerveuses) qui contrôlent ses systèmes de sonar; l'un perçoit les ultrasons réfléchis et l'autre commande les muscles qui produisent les signaux d'écholocalisation. Ces deux types de neurones fonctionnent avec une telle synchronisation qu'une déviation minuscule dans les signaux réfléchis alerte le deuxième type de neurones qui fournit alors une fréquence d'émission en accord avec la fréquence de l'écho. Ainsi, la fréquence des ultrasons de la chauve-souris change selon son environnement en vue d' une efficacité maximale.
Il est impossible de ne pas remarquer les coups que ce système porte aux explications de la théorie de l'évolution. Le système de sonar de la chauve-souris est extrêmement compliqué par nature et ne peut pas être expliqué par l'évolution via des mutations aléatoires. L'existence simultanée de tous les composants de ce système est vitale pour son fonctionnement. La chauve-souris ne doit pas seulement émettre des sons de fréquence élevée mais aussi analyser les signaux réfléchis, manœuvrer et ajuster ses signaux émis, tout cela en même temps. Naturellement, tout ceci ne peut pas être expliqué par des coïncidences et ce ne peut être qu'un signe certain de la perfection avec laquelle Dieu a créé la chauve-souris.
À travers chaque découverte miraculeuse, le monde de la science essaie de comprendre comment ces systèmes fonctionnent. Des recherches scientifiques plus poussées ont révélé de nouveaux exemples des miracles de la création des chauves-souris. Par exemple, de nouvelles recherches sur les chauves-souris ont mis à jour d'intéressantes découvertes ces dernières années.29 Quelques scientifiques qui voulaient examiner un groupe de chauve-souris vivantes dans une caverne ont installé des émetteurs sur certains membres du groupe. On a observé que les chauves-souris quittaient la caverne la nuit et se nourrissait jusqu'à l'aube. Les chercheurs ont gardé des enregistrements détaillés de ces sorties. Ils ont découvert que certaines chauves-souris couvraient des distances de 50 à 70 km. La découverte la plus surprenante concerne le vol de retour, qui commence juste avant le lever du soleil. Toutes les chauves-souris volent à ce moment droit vers la caverne quel que soit l'endroit où elles se trouvent. Comment les chauves-souris savent-elles où elles sont et à quelle distance elles se trouvent de leurs cavernes?
Nous n'avons pas encore une connaissance détaillée sur le moyen qu'elles utilisent pour effectuer leur vol de retour. Les chercheurs ne pensent pas que le système auditif ait un grand rôle dans ce voyage. En nous rappelant que les chauves-souris sont complètement aveugles à la lumière, les chercheurs espèrent découvrir un autre système surprenant. En bref, la science continue de découvrir de nouveaux miracles de création chez les chauves-souris.


LE POISSON ELECTRIQUE

L'arme à électrochocs dans l'anguille électrique
Les anguilles électriques, dont la taille excède quelques fois les deux mètres, vit dans l'Amazone. Deux tiers des corps de ces poissons sont recouverts d'organes électriques, qui possèdent environ 5.000 à 6.000 électroplaques. Ainsi, ils peuvent produire des décharges électriques de 500 V et d'environ deux ampères. C'est à peu près équivalent à la puissance utilisée par une télévision.
La faculté de générer de l'électricité a été donnée à ces créatures à la fois dans le but de se défendre et pour attaquer. Le poisson utilise cette électricité pour tuer ses prédateurs en leur assenant une décharge électrique. Le choc électrique généré par ce poisson est capable de tuer une vache à une distance de deux mètres. Le mécanisme générateur d'électricité de ce poisson est capable de se déclencher aussi vite que deux ou trois millièmes de seconde.
Une telle puissance chez une créature est un miracle fantastique en soi. Le système est très compliqué et ne peut pas être expliqué par un développement "étape par étape". Car un système électrique non complètement fonctionnel ne peut pas donner à la créature un avantage en terme de survie. En d'autres mots, tous les composants du système ont du être créés parfaitement au même moment.

Des poissons qui "voient" grâce à un champ électrique
À côté des poissons blindés avec des charges électriques, il existe d'autres poissons qui génèrent des signaux de faible voltage de deux ou trois volts. Si ces poissons n'utilisent pas de tels signaux pour la chasse ou leur défense, à quoi peuvent-ils bien servir?
Ces poissons utilisent ces signaux faibles comme organe sensorial. Dieu a créé un système sensoriel dans les corps des poissons, qui transmet et reçoit ces signaux.30
Le poisson émet de l'électricité dans un organe spécialisé situé sur sa queue. L'électricité est émise depuis des milliers de pores sur le dos de la créature sous forme de signaux qui créent momentanément un champ électrique l'entourant. N'importe quel objet se trouvant dans ce champ le réfracte, ce qui informe le poisson de la taille, de la conductivité et du mouvement de cet objet. Sur le corps du poisson se trouvent des senseurs électriques qui détectent en permanence le champ tout comme un radar.
En résumé, ces poissons possèdent un radar qui transmet des signaux électriques et interprète les altérations du champ électrique causées par des objets interrompant ces signaux autour de leurs corps. Quand on considère la complexité des radars utilisés par les humains, la merveilleuse création du corps des poissons apparaît clairement.

Des récepteurs particuliers
Dans le corps de ces poissons, il existe différents types de récepteurs. Certains récepteurs détectent les signaux électriques de faible fréquence émis par d'autres poissons ou des larves d'insectes. Ces récepteurs sont tellement sensibles qu'ils peuvent même détecter le champ magnétique de la Terre aussi bien que de collecter des informations sur les proies et les prédateurs.
Ces récepteurs ne peuvent pas percevoir les signaux à haute fréquence transmis par le poisson. Ceci est accompli par des récepteurs tubulaires. Ces senseurs sont sensibles aux propres décharges du poisson et ils fonctionnent pour cartographier l'environnement.
Au moyen de ce système, ces poissons peuvent communiquer et s'alerter les uns les autres contre d'éventuelles menaces. Ils échangent également des informations à propos des espèces, de leur âge, leur taille ou leur genre.

Les signaux décrivant les différences de genre
Chaque espèce de poisson électrique possède un signal de signature unique. De plus, il peut y avoir des différences parmi les individus d'une espèce. Cependant, la structure générale reste inchangée. Certains détails sont particuliers à l'individu. Quand une femelle s'approche d'un mâle, il la sent immédiatement et se comporte en conséquence.

Les signaux décrivant l'âge
Les signaux électriques transportent également l'information de l'âge de ces poissons. Un poisson qui vient de naître porte une signature différente d'un adulte. Les signaux du nouveau poisson gardent leur caractéristique jusqu'au quatorzième jour après sa naissance, où ils changent et deviennent identiques aux signaux normaux d'un adulte. Cela joue un grand rôle dans la régulation des relations complexes de paternité et de maternité. Un père peut reconnaître son enfant, et le ramener en sécurité à la maison.

Les activités quotidiennes communiquées à travers des signaux
Les poissons peuvent aussi communiquer de l'information autre que le genre et l'âge. Chez toutes les espèces de poisson électrique, une hausse de la fréquence des messages signifie une alerte. Par exemple, le poisson-éléphant (Mormyridae) transmet en temps normal des signaux électriques d'une fréquence de 10 Hz, c'est-à-dire 10 vibrations par seconde, qu'il peut facilement augmenter jusqu'à 100-120 Hz. Un poisson-éléphant immobile avertit ses adversaires d'une attaque. Ce comportement ressemble au serrement des poings avant un combat. La plupart du temps, cet avertissement est suffisamment puissant pour décourager l'adversaire. Après un combat, le perdant, dans un silence électrique, arrête d'envoyer des signaux pendant environ 30 minutes. Le poisson qui se calme ou quitte le combat reste d'ordinaire immobile. Le but derrière cela est d'empêcher les autres de le trouver. Un autre but est d'éviter de se cogner aux objets environnants puisqu'ils deviennent électriquement aveugles à cause de l'arrêt des signaux.

Des systèmes spéciaux pour la non-confusion des signaux
Qu'arrive-t-il donc quand un poisson électrique s'approche d'un autre qui produit les mêmes signaux? Est-ce que cela ne perturbe pas les deux radars? Des interférences seraient une conséquence logique ici. Cependant, ils ont été créés avec un mécanisme de défense naturel qui empêche cette confusion. Les experts nomment ce système "réaction anti-brouillage". Quand le poisson en rencontre un autre ayant la même fréquence, il change alors de fréquence. De cette manière, toute confusion est évitée précocement.
Tout ceci confirme la complexité extrême des systèmes chez les poissons électriques. L'origine de ces systèmes ne peut être expliqué par l'évolution. De la même manière, Darwin, dans son livre L'origine des espèces, admet l'impossibilité d'expliquer ces créatures par sa théorie dans un chapitre intitulé "Difficultés de la théorie".31 Depuis Darwin, on a montré que les poissons électriques ont des systèmes bien plus compliqués qu'il ne le pensait à l'époque.
Tout comme toutes les autres formes de vie, le poisson électrique a aussi été créé sans défauts par Dieu comme une démonstration à notre attention de l'existence et du savoir infini de Dieu qui les a créés.

Le sonar à l'intérieur du crâne du dauphin
Un dauphin peut faire la distinction entre deux pièces de métal différentes sous l'eau dans le noir complet et à 3 kilomètres de distance. Voit-il aussi loin? Non, il accomplit cela sans voir. Il peut faire des déterminations aussi précises au moyen de la conception parfaite de son système d'écholocalisation situé dans son crâne. Il rassemble des informations détaillées sur la forme, la taille, la vitesse et la structure des objets proches.
Cela prend un certain temps pour qu'un dauphin maîtrise les compétences nécessaires pour utiliser un système aussi compliqué. Tandis qu'un dauphin adulte expérimenté peut détecter la plupart des objets avec très peu de signaux, un jeune doit s'entraîner pendant des années.
Les dauphins n'utilisent pas leur écholocalisation uniquement pour détecter leur environnement. Quelques fois, ils se rassemblent pour se nourrir et émettent des sons tellement aigus et puissants qu'ils peuvent étourdir leurs proies et les attraper aisément. Un dauphin adulte produit des sons inaudibles pour les humains (20.000 Hz et plus). Le siège de ces ondes sonores est situé dans différentes zones de la tête du dauphin. Le melon, une structure graisseuse située dans le front du dauphin, sert de lentille acoustique et concentre les clics du dauphin en un flux étroit. Ainsi, le dauphin peut diriger ses clics à volonté en bougeant sa tête. Les clics sont renvoyés lorsqu'ils atteignent un obstacle. La mâchoire inférieure joue le rôle de récepteur, qui transmet les signaux jusqu'à l'oreille. De chaque côté de la mâchoire inférieure se trouve une mince zone osseuse, qui est en contact avec un matériau lipidique. Les sons sont conduits à travers ce matériau lipidique jusqu'au bulbe auditif qui est une large vésicule. Puis, l'oreille transmet les données au cerveau, qui les analyse et les interprète. (Il convient de noter qu'un matériel lipidique similaire existe aussi dans le sonar des baleines.) Différents lipides courbent les ultrasons (ondes sonores supérieures à notre champ d'audibilité) qui les traversent de différentes manières. Les différents lipides doivent être arrangés dans la forme et la séquence adéquates afin de concentrer les ondes reçues. Chaque lipide est unique et différent de la graisse normale: il est fabriqué par un processus chimique compliqué qui nécessite un certain nombre d'enzymes particulières. Ce système de sonar chez les dauphins n'a pas pu se développer graduellement, comme l'affirme la théorie de l'évolution. Car c'est seulement au moment où les lipides auraient pris leur place et forme finales au terme de leur évolution, que la créature pourrait utiliser ce système crucial. De plus, des systèmes supplémentaires comme la mâchoire inférieure, l'oreille interne et le centre d'analyse dans le cerveau devraient être complètement développés. L'écholocalisation est clairement un système de "complexité irréductible", qui ne peut pas avoir évolué par phases. Est-ce un hasard, une pure coïncidence que les composantes de ce système soient synchronisées avec une précision si parfaite et de manière si intelligente pour produire le sonar si complexe du dauphin? Il est évident que ce système est une autre création parfaite de Dieu.


L'HISTOIRE D'UNE COMMUNICATION D'UN INSTANT

Tout le monde peut se rappeler d'un moment où ses yeux ont rencontré une connaissance et se sont alors salués. Croiriez-vous que cette communication d'un bref instant possède une longue histoire?
Faisons l'hypothèse qu'un certain après-midi deux hommes sont situés à une certaine distance l'un de l'autre. En dépit de leur amitié, ils ne se sont pas encore reconnus. Un de ces hommes, tournant sa tête dans la direction de son ami, débute une chaîne de réactions biochimiques: la lumière réfléchie sur le corps de son ami pénètre son œil à la vitesse de dix milliards de photons (les particules de lumière) par seconde. La lumière passe à travers la lentille et le fluide qui remplit l'œil avant de frapper la rétine. Sur la rétine se trouvent des centaines de millions de cellules appelées "cônes" et "bâtonnets". Les bâtonnets différencient la lumière de l'obscurité alors que les cônes perçoivent les couleurs.
Selon les objets extérieurs, différentes longueurs d'ondes atteignent différents endroits de la rétine. Réfléchissons au moment où la personne dans notre exemple voit son ami. Certaines caractéristiques du visage de son ami provoquent différentes intensités de lumière sur sa rétine, par exemple les sourcils qui réfléchissent moins de lumière. Les cellules voisines sur la rétine, cependant, reçoivent des intensités plus importantes de lumière réfléchie par le front de son ami. Toutes les caractéristiques faciales de son ami projettent des vagues d'intensité différente sur la rétine de son œil.
Quels types de stimuli provoquent ces ondes de lumière?
La réponse à cette question est, en vérité, très compliquée. Néanmoins, on doit étudier cette réponse afin d'apprécier pleinement la conception extraordinaire de l'œil.

La chimie de la vision
Quand des photons atteignent les cellules de la rétine, ils activent une réaction en chaîne, un peu comme un effet domino. Le premier de ces dominos est une molécule appelée "11-cis-rétinal" qui est sensible aux photons. Quand elle est frappée par un photon, cette molécule change de forme, ce qui à son tour change la forme d'une protéine appelée "rhodopsine" à laquelle elle est fermement liée. La rhodopsine prend alors une forme qui lui permet de se coller contre une autre protéine située dans la cellule, appelée "transducine".
Avant de réagir avec la rhodopsine, la transducine est liée à une autre molécule appelée GDP. Quand elle se connecte avec la rhodopsine, la transducine libère la molécule de GDP et se lie à une nouvelle molécule appelée GTP. C'est pourquoi le complexe constitué des deux protéines (rhodopsine et transducine) et de la plus petite molécule (GTP) est appelé "GTP-transducinerhodopsine".
Le nouveau complexe GTP-transducine rhodopsine peut maintenant se lier très rapidement à une autre protéine de la cellule appelée "phosphodiestérase". Cela permet à la protéine de phosphodiestérase de couper une autre molécule, appelée cGMP. Puisque ce processus a lieu avec les millions de protéines de la cellule, la concentration en cGMP est soudainement réduite.
Comment tout ceci permet la vision? Le dernier élément de cette réaction en chaîne fournit la réponse. La chute de la quantité de cGMP affecte les canaux à ions de la cellule. Un canal ici est une structure composée de protéines qui régulent le nombre d'ions sodium dans la cellule. Dans des conditions normales, le canal à ions permet aux ions sodiums d'entrer dans la cellule, tandis qu'une autre molécule libère les ions en excès afin de maintenir l'équilibre. Quand le nombre de molécules de cGMP chute, le nombre d'ions sodium chute également. Cela déséquilibre la charge électrique de la membrane cellulaire, ce qui stimule les cellules nerveuses connectées à cette cellule, et ce qui forme une "impulsion électrique". Les nerfs conduisent ensuite les impulsions au cerveau et c'est là que se déroule la "vision".
En résumé, un simple photon touché une simple cellule, et via une série de réactions en chaînes, la cellule produit une impulsion électrique. Ce stimulus est modulé par l'énergie du photon, c'est-à-dire l'éclat de la lumière. Un autre fait fascinant est que tous les processus décrit jusqu'ici se déroulent en moins d'un millième de seconde. D'autres protéines spécialisées dans les cellules rétablissent les éléments comme le 11-cis-rétinal, la rhodopsine et la transducine à leur état d'origine. L'œil est constamment sous un flot de photons, et les réactions en chaîne dans les cellules sensibles de l'œil lui permettent de percevoir chacun de ces photons.32
Le procédé de la vision est en fait encore plus compliqué que ce que nous avons esquissé ci-dessus. Cependant, même ce rapide aperçu est suffisant pour démontrer la nature extraordinaire du système. Il y a une telle conception, si compliquée et finement calculée, à l'intérieur de l'œil que les réactions chimiques dans l'œil ressemblent aux concours de dominos du Guinness Book des Records. Dans ces concours, des dizaines de milliers de dominos sont tellement bien placés qu'en frappant la première pièce, cela active tout le système. Dans certaines zones de la chaîne de dominos, certains dispositifs sont installés pour commencer de nouvelles séquences de réactions, par exemple une manivelle transportant une pièce vers un autre endroit et la lâchant exactement à l'endroit nécessaire pour poursuivre une autre séquence de réactions.
Bien sûr, personne n'imagine que ces pièces ont été amenées "par coïncidences" à leur place par des vents, des tremblements de terre ou des inondations. Il est évident pour n'importe qui que chaque pièce a été positionnée avec soin et précision. La réaction en chaîne dans l'œil humain nous rappelle que c'est un non-sens que d'utiliser le mot "coïncidence". Le système est composé d'un grand nombre de pièces assemblées ensemble dans des équilibres très délicats et c'est un signe clair de "conception". L'œil est créé sans défauts.
Le biochimiste Michael Behe fait le commentaire suivant à propos de la chimie de l'œil et de la théorie de l'évolution dans son livre Darwin's Black Box (La boîte noire de Darwin):
Maintenant que la boîte noire de la vision a été ouverte, il n'est plus suffisant pour une explication évolutionniste de cette puissance de considérer uniquement les structures anatomiques globales des yeux, comme l'a fait Darwin au 19ème siècle (et comme les propagandistes de l'évolution le font encore de nos jours). Chacune des étapes anatomiques et chaque structure que Darwin pensait être tellement simples implique en réalité des procédés biochimiques compliqués et renversants qui ne peuvent être dissimulés par de la rhétorique.33

Au-delà de la vision
Ce qui a été expliqué jusqu'ici est le premier contact des photons, réfléchis par le corps de l'ami, avec l'œil de notre homme. Les cellules de la rétine produisent des signaux électriques à travers des procédés chimiques compliqués comme décrit précédemment. Il existe dans ces signaux un tel niveau de détails que la figure de l'ami de notre homme, son corps, la couleur de ses cheveux et même une marque minuscule sur sa figure ont été encodés. Maintenant, le signal doit être transporté jusqu'au cerveau.
Les cellules nerveuses (neurones) stimulées par les molécules rétiniennes produisent également des réactions chimiques. Quand un neurone est stimulé, les protéines à sa surface changent de forme. Cela bloque le mouvement des atomes de sodium positivement chargés. Le changement du mouvement des atomes électriquement chargés crée une différence de voltage dans la cellule, ce qui produit un signal électrique appelé influx nerveux. Le signal arrive à l'extrémité d'une cellule nerveuse après avoir parcouru une distance inférieure à un centimètre. Comme les neurones sont très légèrement séparés les uns des autres, franchir les intervalles de séparation (les synapses) représenterait un problème pour le signal électrique. En fait, des substances chimiques particulières (les neurotransmetteurs) libérées instantanément entre les différents neurones, permettent la transmission du signal d'une cellule à une autre, ce qui représente un parcours d'un quart à un quarantième de millimètre. Ainsi, l'influx nerveux est conduit d'une cellule nerveuse à une autre jusqu'au cerveau.
Ces signaux particuliers sont gérés par le cortex visuel dans le cerveau. Le cortex visuel est composé de différentes régions, placées les unes sur les autres, épaisses d'environ 2,5 mm et recouvrant une zone d'environ 13,5 mètres carrés. Chacune de ces régions comporte aux alentours de 17 millions de neurones. La 4ème région reçoit le signal en premier. Après un examen préliminaire, elle transmet les données aux neurones des autres régions. Au cours de n'importe quelle phase, chaque neurone peut recevoir un signal en provenance de n'importe quel autre neurone.
De cette manière, l'image de l'homme se forme dans le cortex visuel du cerveau. Cependant, l'image doit maintenant être comparée à celles des cellules de la mémoire, ce qui est aussi réalisé sans heurts. Pas un seul détail n'est négligé. De plus, si la figure de l'ami est plus pâle que d'ordinaire, alors le cerveau active la pensée "pourquoi mon ami est-il si pâle aujourd'hui?".

Salutation
C'est ainsi que deux miracles séparés surviennent dans un laps de temps inférieur à une seconde, et que nous appelons "voir" et "reconnaître".
Les données qui arrivent sous forme de millions de particules de lumière atteignent l'esprit de la personne, sont analysées, comparées avec les données de la mémoire et permettent à l'homme de reconnaître son ami.
Une salutation suit la reconnaissance. Une personne déduit la réaction à avoir en face d'une connaissance à partir des cellules de sa mémoire en moins d'une seconde. Par exemple, on détermine que l'on doit dire "bonjour", sur quoi les cellules du cerveau contrôlant les muscles du visage commandent alors le mouvement que nous connaissons sous le terme "sourire". Cette commande est transférée de la même manière via des cellules nerveuses et déclenche une série d'autres procédés compliqués.
Simultanément, une autre commande est donnée aux cordes vocales dans la gorge, à la langue et à la mâchoire inférieure et le son "bonjour" est produit par les mouvements des muscles. Après avoir émis ce son, les molécules d'air commencent à voyager vers l'homme à qui est destiné la salutation. Le pavillon de l'oreille rassemble ses ondes sonores, qui voyagent à approximativement 6 mètres par cinquantième de seconde.
L'air vibrant dans les deux oreilles de cette personne voyage rapidement vers son oreille moyenne. Le tympan, d'un diamètre de 7,6 millimètres, commence à vibrer. Ces vibrations sont ensuite transférées aux trois os de l'oreille moyenne, où elles sont converties en vibrations mécaniques qui voyagent vers l'oreille interne. Ces vibrations créent ensuite des ondes dans un fluide particulier à l'intérieur d'une structure en forme de coquille d'escargot, appelée cochlée.
À l'intérieur de la cochlée, différentes sonorités sont distinguées. Il y a plusieurs cordes d'épaisseur variable à l'intérieur de la cochlée, tout comme l'instrument de musique, la harpe. Les sons de l'ami de l'homme jouent littéralement leurs harmonies sur cette harpe. Le son de "bonjour"débute faiblement et augmente. Tout d'abord, les cordes les plus épaisses sont secouées, puis les plus fines. Enfin, des centaines de milliers de petits objets en forme de barre transfèrent leurs vibrations au nerf auditif.
Le son "bonjour" est maintenant devenu un signal électrique, qui voyage rapidement vers le cerveau via les nerfs auditifs. Ce voyage à l'intérieur des nerfs se poursuit jusqu'au centre auditif dans le cerveau. Cela met en œuvre, dans le cerveau de la personne, la majorité des milliards de neurones pour évaluer les données visuelles et auditives rassemblées. C'est de cette manière que la personne reçoit et perçoit la salutation de son ami avant de la retourner. L'acte de parler est réalisé par une synchronisation parfaite de centaines de muscles en une fraction infime d'une seconde: la pensée qui est conçue dans le cerveau en tant que réponse, est formulée en langage parlé. Le centre du langage dans le cerveau, connu sous le nom d'aire de Broca, envoie des signaux à tous les muscles impliqués.
Tout d'abord, les poumons fournissent de "l'air chaud". L'air chaud est la matière primaire de la parole. La fonction fondamentale de ce mécanisme est l'inhalation d'air riche en oxygène dans les poumons. L'air est inspiré par le nez, et il descend le long de la trachée dans les poumons. L'oxygène de l'air est absorbé par le sang dans les poumons. Le déchet du sang, le gaz carbonique, est extrait. L'air, à ce stade, est prêt à quitter les poumons.
L'air qui part des poumons passe à travers les cordes vocales dans la gorge. Ces cordes ressemblent à de minuscules rideaux, qui peuvent être "tirés" sous l'action des petits cartilages auxquels ils sont attachés. Avant de parler, les cordes vocales sont dans une position ouverte. Au cours de la parole, elles sont ramenées les unes contre les autres et vibrent sous l'action de l'air exhalé qui les traverse. Cela détermine la hauteur de la voix d'un individu: plus les cordes sont tendues, plus la voix est aiguë.
L'air est vocalisé en passant à travers les cordes et il atteint l'air ambiant via le nez et la bouche. La structure de la bouche et du nez d'une personne rajoute des propriétés qui lui sont uniques. La langue se rapproche et s'éloigne du palais et les lèvres prennent différentes formes. Au cours de ces processus, plusieurs muscles travaillent à grande vitesse.35
L'ami de la personne compare le son qu'il entend aux autres qu'il possède dans sa mémoire. Grâce à cette comparaison, il peut immédiatement savoir si c'est un son familier. Ainsi, les deux individus se reconnaissent et se saluent.
Tout ce qui a été expliqué ci-dessus se déroule lorsque deux amis s'aperçoivent et se saluent. Tous ces processus extraordinaires ont lieu à des vitesses incroyables avec une précision stupéfiante, ce dont nous ne sommes même pas conscients. Nous voyons, entendons et parlons tellement facilement comme si c'était une chose très simple. Pourtant, les systèmes et les processus qui les rendent possibles sont extraordinairement complexes.
Cette complexité anatomique, physiologique et mentale est riche d'exemples de conception incomparable que la théorie de l'évolution ne peut expliquer. Les origines de la vision, de l'audition et de la pensée ne peuvent pas être expliquées par la confiance des évolutionnistes dans les "coïncidences". Au contraire, il est évident que ces systèmes ont tous été créés et nous ont été donnés par notre Créateur. Alors que l'être humain ne peut même pas comprendre le mécanisme des systèmes qui lui permettent de voir, d'entendre et de penser, la sagesse et le pouvoir infini de Dieu qui les a créés à partir de rien sont évidents.
Dans le Coran, Dieu invite l'être humain à réfléchir à cela et à Lui en être reconnaissant:

Et Dieu vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l'ouïe, les yeux et les cœurs (l'intelligence), afin que vous soyez reconnaissants. (Sourate an-Nahl: 78)

Dans un autre verset:

Et c'est Lui qui a créé pour vous l'ouïe, les yeux et les cœurs. Mais vous êtes rarement reconnaissants! (Sourate al-Muminun: 78)


CHAPITRE 4

DES SYSTÈMES DE NAGE À RÉACTION


Les vertébrés sont les créatures les plus rapides, les meilleurs nageurs et de loin les meilleures créatures volantes sur terre. Le facteur principal sous-jacent à ces capacités est la présence de squelettes constitués de matériaux solides comme les os qui sont indéformables. Ces os fournissent un support fantastique pour la contraction et la flexion des muscles, ce qui permet des mouvements continus au moyen d'articulations mobiles.
Par contre, les invertébrés se déplacent à des vitesses plus lentes, par comparaison aux vertébrés, à cause de leur structure non osseuse. La seiche fait partie des invertébrés qui n'ont pas d'os dans leurs corps malgré le fait que l'on dise que ce sont des poissons. Elle possède d'extraordinaires capacités de manœuvre grâce à un système très intéressant. Son corps mou est recouvert d'un manteau épais sous lequel de grandes quantités d'eau sont attirées et chassées par des muscles puissants, ce qui lui permet de s'échapper en arrière.
Ce mécanisme chez la seiche est hautement complexe. De chaque côté de la tête de l'animal se trouvent des ouvertures en forme de poche. L'eau est attirée à travers ces ouvertures dans une cavité cylindrique à l'intérieur de son corps. Puis, la seiche expulse cette eau depuis un tube étroit situé juste sous sa tête, sous une grande pression, ce qui lui permet de se déplacer rapidement dans la direction opposée grâce aux forces de réaction.
Cette technique de nage est très bien appropriée à la fois en terme de vitesse et de résistance. Une seiche japonaise, appelée Todarodes pacificus, au cours de sa migration de 2.000 kilomètres, voyage à environ 2km/h. Sur de courtes distances, elle peut accélérer jusqu'à 11km/h. Certaines espèces sont connues pour dépasser les 30km/h.
La seiche peut éviter ses prédateurs grâce à des mouvements très vifs, conséquence de ces contractions musculaires rapides. Quand sa vitesse seule n'est pas suffisante pour être en sécurité, elle éjecte un nuage d'encre foncée et dense qui est synthétisée dans son corps. Cette encre surprend ses prédateurs pendant quelques secondes, ce qui est généralement suffisant pour qu'elle puisse s'échapper. Le poisson indétectable derrière le nuage d'encre quitte l'endroit immédiatement.
Le style du système de défense et de nage à réaction de la seiche lui est également utile pour la chasse. Elle peut attaquer et chasser à de grandes vitesses. Son système nerveux immensément compliqué régit les contractions et le fléchissement nécessaires à sa nage à réaction. En conséquence, son système respiratoire dispose également de conditions idéales, puisqu'il génère le métabolisme élevé nécessaire à la propulsion à réaction.
La seiche n'est pas le seul animal qui nage grâce à un système à réaction. Les pieuvres utilisent aussi ce système. Mais elles ne sont pas des nageurs actifs; elles passent la plupart de leur temps à errer sur les rochers et dans les gorges des profondeurs de la mer.
La peau interne de la pieuvre est composée de plusieurs couches de muscles placées les unes sur les autres. Cela constitue trois différents types de muscles appelés longitudinal, circulaire et radial. En s'équilibrant et en s'appuyant les uns les autres, ces structures permettent à la pieuvre d'opérer différents mouvements.
Quand l'eau est éjectée, les muscles circulaires se contractent dans le sens de la longueur. Cependant, puisqu'ils ont tendance à maintenir leur volume, leur largeur s'accroît, ce qui devrait normalement allonger le corps. En même temps, les muscles longitudinaux se tendent, ce qui évite l'élongation. Les muscles radiaux restent tendus durant ces événements qui provoquent l'épaississement du manteau. Après la propulsion, les muscles radiaux se contractent et réduisent leur longueur, ce qui amincit le manteau et permet de remplir de nouveau la cavité d'eau.
Le système musculaire de la seiche ressemble fortement à celui de la pieuvre. Par contre, il existe une différence importante: la seiche a des couches de tendons, appelés tunique, au lieu des muscles longitudinaux de la pieuvre. La tunique est composée de deux couches qui recouvrent l'intérieur et l'extérieur du corps tout comme les muscles longitudinaux. Entre ces couches se trouvent les muscles circulaires. Les muscles radiaux sont situés perpendiculairement entre ces derniers.

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